Concevoir une nouvelle cuisine, quelle galère !

DSC_0312Je ne suis pas très assidue sur le blog parce que je passe mon temps sur un nouveau projet en ce moment  : concevoir la nouvelle cuisine de ma nouvelle maison à côté de mon nouveau lieu de travail… tout un programme !

J’ai décidé que cette fois je ne pourrais pas passer par Ikea parce que :

1. les nouvelles façade ne sont pas très belles
2. les caissons par multiple de 20 cm ne sont pas assez modulables
3. dans ma maison actuelle, j’ai une cuisine faite par un artisan qui est très fonctionnelle malgré le peu de surface de la pièce.

Je me suis donc aventurée à passer par la case cuisiniste : Darty, Mobalpa, Schmidt, So Cooc, Cuisinella et même Richardson (oui, ils font des cuisines aussi maintenant). Compte tenu du temps que durent les rendez-vous à chaque fois (2 à 3h quand même), j’ai vite restreint mon choix à 2 « finalistes » car oui, c’est une vrai compétition, et un vrai projet pour obtenir des configurations de cuisines comparables de la part plusieurs magasins différents.

C’est aussi parfois une véritable comédie, quand on se retrouve confronté au mauvais vendeur, qui tire des ficelles grosses comme lui, qui veut absolument te faire signer un bon de commande alors que ta maison n’est pas achetée parce que c’est le dernier jour de la promo nationale, qui te fais une démonstration qualité comme un show à l’américaine, avec enlèvement des façades de tiroir en un clic

« Oui, madame, en un clic ! Imaginez comme c’est désormais simple avec nous d’enlever la petite miette de pain coincée au fond du tiroir ! Un clic, et hop, l’affaire est réglée »,

…qui t’empêche même d’augmenter le budget ou qui te le fais remarquer avec condescendance et à chaque instant si tu as le malheur de choisir un robinet un peu plus cher et plus joli que le truc immonde qu’il te propose

« Aah, c’est que madame a des goûts luxes avec son robinet, attention au budget à la fin, attention ! »

Bref, il ne manquait plus que je le vois partir du magasin au volant de sa BX break bordeaux métallisé, avec son costard noir sans tenue, et sa chemise grise « toucher peau de pêche » pour compléter le portrait du Jean-Claude Convenant de la cuisine. Au moins, on a bien rigolé !!!

Chez les cuisinistes, il y a plusieurs écoles :

Et il y a celui qui prend les cotes de ta pièce, qui te montre ses cuisines modèles en magasin et qui bidouille devant toi son logiciel d’aménagement de cuisine. L’avantage c’est que tu repars à la fin du rendez-vous avec un projet défini et chiffré : il faut juste venir avec ses idées, et une bonne connaissance de tes besoins parce que côté ergonomie, design et fonctionnalité de la cuisine, tu n’auras aucun conseil. Mais au moins tu es fixée en repartant.

Il y a  celui qui te parle projet, mode de vie, qui te demande comment tu cuisines, combien vous êtes dans la famille, pour cerner un peu ta personnalité et pouvoir te concevoir LE projet d’aménagement qui correspond tellement bien à tes besoins qu’il ne peut pas le faire pendant le rendez-vous mais pour la prochaine fois que vous vous verrez. Au risque bien entendu que ton projet ait changé entre-temps (parce que par exemple tu as rencontré d’autres cuisinistes qui t’ont proposé leurs projets, eux,  parce que tes copines t’ont donné leur avis, parce que tu bidouilles sur Skechup pour voir ce que ça donne) ou que tu préfères le projet d’un concurrent et que tu leur poses un lapin.

Et il y a bien sûr le Jean-Claude Convenant de la cuisine qui te fais tout son speech sur l’importance d’avoir un projet qui corresponde à ton budget, parce que ce qui est important pour lui c’est pas de te proposer la cuisine de tes rêves, mais la cuisine que tu peux te payer. Qui commence à te dessiner le plan sur son petit cahier à dessin pour s’assurer que cela corresponde bien à tes attentes mais qui là encore te donne un deuxième rendez-vous pour te présenter le projet et le chiffrage, et qui au passage insiste sur le fait que les casserolier, c’est cher quand même : il faut pas trop en mettre et qui au final t’appelle la veille du rendez-vous pour te dire que malheureusement la façade sur laquelle tu avais flashé en magasin (« Ah bon? ») ne se fait plus et te demande s’il peut quand même te présenter le projet avec un autre ton de bois….

Bref, après 2 mois de démarches et rendez-vous en tous genres (je crois qu’au total j’en suis à 8), et je n’ai ni chiffrage, ni plan définitif, ni bien entendu fait mon choix entre les deux solutions que je préfère  finalement : chez Darty, parce que le rapport qualité-prix a l’air d’être le plus équilibré (et la vendeuse est plutôt sympathique et à l’écoute), ou chez Schmidt, parce que leurs cuisines sont plutôt belles et qu’on a un bon conseil…

Affaire à suivre !

Et vous, vous avez déjà eu à aménager votre cuisine ?

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Poulet farci aux crevettes et morilles (inspired by Guy Lassaussaie)

DSC_0289Une fois n’est pas coutume, je vous propose une recette gastronomique dont je suis plutôt fière du résultat : il faut dire que c’est un travail réalisé à quatre mains avec mon amie Séverine de I am not a blog en vue de sa participation à l’évènement Food and You de mercredi dernier.

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Nuggets de crevette (complètement improvisés !!!)

DSC_0278Ou comment improviser des nuggets de crevette avec un reste de crevettes poélées, de la farce au poulet et de la chapelure.

Ce dimanche, ma cuisine a servi de camp d’entraînement pour ma copine Séverine de I am not a blog en vue de son défi  dans le cadre du concours Food and You. Ce nouveau concept met en compétition trois chefs amateurs qui prennent pour une soirée les rènes d’un restaurant privatisé pour l’occasion avec pour mission de servir à la cinquantaine de convives une entrée, un plat et un dessert. A la fin du repas, les convives votent pour le plat qu’ils ont préféré pour élire le meilleur chef de la soirée.

Pour Séverine, ce sera le plat principal mais avec l’improvisation d’aujourd’hui, elle pourrait aussi proposer l’apéro ! En effet, dans la recette qu’elle fera mercredi, il fallait confectionner une farce à base de poulet, et préparer des crevettes poélées. Sauf qu’on s’est un peu lachées sur les quantités et qu’il nous en est resté un peu.

normal, on avait les proportions pour cinquante et parfois on s’est un peu mélanger les pinceaux…

Du coup, Séverine a eu la bonne idée de rouler les crevettes dans la farce, de les passer dans la chapelure et de les faire frire rapidement pour faire un petit apéro sympa ! Avec une touche de citron vert pour relever le tout, le tour était joué : on a eu en plus de notre repas gastronomique un bon petit amuse-bouche !

Je prends dans mon frigo et mon placard : 

une douzaine de grosses crevettes crues (décongelées)
1 blanc de poulet
1 blanc d’oeuf
2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse
de la chapelure
1 citron vert
20g de beurre
sel et poivre
huile végétale

Pour improviser des nuggets de crevette : 

DSC_0277Je fais décongeler mes crevettes dans un bol d’eau et je les décortique entièrement. Je fais fondre une noix de beurre dans mon wok à feu vif et je fais dorer 1 minute sur chaque face mes crevettes : elles doivent commencer à griller sans cuire trop à coeur. Je sale. Je réserve.

Je prépare ma farce au poulet en hachant très finement au mixer la chair crue. Je sale et poivre puis j’ajoute le balnc d’oeuf et continue de mixer pour obtenir une pâte onctueuse. J’ajoute enfin la crème fraîche pour rectifier la consistance.

Nous n’y avons pas pensé sur le coup, mais une petite pincée de piment d’espelette dans la farce aurait relevé juste ce qu’il faut la farce.

DSC_0273Je prépare ma chapelure dans un bol puis j’enrobe mes crevettes de farce au poulet et je les trempe dans la chapelure pour les recouvrir entièrement.
Je fais chauffer à feu vif une poêle avec de l’huile (compter environ 1 cm d’épaisseur) dans lequel je fais frire sur chaque face mes nuggets. Lorsqu’ils sont bien dorés, je les dépose sur une assiette recouverte d’un sopalin. Au moment de servir, je les asperge d’un jet de citron vert et je déguste chaud !

La farce de poulet apporte un moelleux incomparable qui contraste avec le croquant de la chapelure, un régal !  DSC_0278

Recette toute rose pour la Saint Valentin

DSC_0772Cette année, la Saint Valentin est arrivée un dimanche, et pendant les vacances des enfants  : parfait pour concocter une bonne recette toute rose pour mon Valentin !

Je ne suis pas particulièrement fan de cette fête qui à mon sens ne sert à rien, si ce n’est à déculpabiliser les couples qui n’ont rien d’autre à partager ce jour là que – justement – le traditionnel bouquet de la Saint Valentin.

Ooh, le mauvais esprit, me direz-vous !

Mais en fait, quand on a travaillé pour Interflora le jour de la Saint Valentin – ce qui m’est arrivé dans mes années étudiantes – on apprend que beaucoup, beaucoup, beaucoup d’hommes font livrer un beau bouquet d’homme à Madame et … à leur maitresse, le tout dans la même commande !!!! Et si je vous dis que les bouquets sont toujours accompagnés d’un petit mot, vous imaginez tout de suite l’ironie de la situation….

Bref, cela nous éloigne bien de la recette d’aujourd’hui, complètement improvisée avec ce que j’avais chez moi et qui s’est avérée être toute rose : une poelée de saumon et crevettes, avec sa sauce rose au cognac et ses petits gnocchis –  parfait pour la fête des amoureux !

J’ai donc pris dans mon frigo et mon placard :

2 filets de saumon congelés (avec la peau)
une douzaine de crevettes crues congelées
3 cuillères à soupe de crème liquide
2 petits verres de cognac
2 gousses d’ail
1 cuillère à café de concentré de tomates
quelques feuilles de laurier
1 mélange d’épices  de type paprika, piment, safran pour relever le tout
des gnocchis pour 2 personnes
sel et poivre

Pour improviser une recette classe :

Je fais décongeler mes filets de saumon et crevettes dans un bol d’eau (compter 30 minutes). Je décortique mes crevettes et fait revenir les peaux dans un filet d’huile à feu vif. J’ajoute les deux gousses d’ail écrasées, les feuilles de laurier et je verse le premier verre de cognac. Je flambe hors du feu. Lorsque les flammes sont éteintes, je dépose le concentré de tomates sur ma préparation et je mouille avec de l’eau (environ 30cl). Je sale et poivre et fait mijoter une petite heure jusqu’à ce que le liquide ait réduit de moitié. Je filtre mon jus puis le reverse dans ma casserole. J’ajoute la cème et je réserve.

Je mets à bouillir l’eau des gnocchi et verse un filet d’huile d’olive dans une pôle que je fais chauffer à feu vif. Je dépose côté peau les filets de saumon que je fais saisir (en baissant quand même le feu) pendant 3-4 minutes. Je les sale et poivre. Sans les retourner, je baisse encore le feu, couvre ma pôele et fait cuire encore 3-4 minutes. Lorsque le saumon commence à être bien cuit sur la face côté peau, je remonte le feu, retourne mes filets et dépose les crevettes dans la pôele pour qu’elles soient saisies. Je cuis encore un maximum de 3-4 minutes. Je sale et poivre mes crevettes.

Lorsque l’eau bout, je verse mes gnocchis et les égoutte lorsqu’ils remontent à la surface. Je réchauffe trente secondes à feux vif ma sauce.

Je peux ensuite servir mon plat en déposant un peu de sauce dans mon assiette, puis le filet de saumon côté peau. J’en profite pour flamber avec mon deuxième verre de cognac les crevettes qui sont restées dans ma poêle. Je les dépose ensuite sur un lit de gnocchis et je sers.

Happy valentine !

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Osso bucco du dimanche

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L’osso bucco, littéralement os à trou,  est un plat mijoté que j’affectionne particulièrement : non seulement la viande est particulièrement moelleuse et gouteuse grâce à son os à moëlle, mais surtout c’est un plat à la tomate qui réchauffe les dimanches les plus tristes de l’hiver comme aujourd’hui.

Idéalement, il faudrait utiliser des conserves de tomates que l’on aura amoureusement préparées à la fin de l’été pour faire la sauce, mais à défaut une bonne boîte de tomates pelées fera très bien l’affaire !

Pour mon osso bucco du dimanche, je prends dans mon frigo et mon placard : 

4 morceaux de jarret de veau tranché avec os à moelle
2 branches de céleri
6 carottes
1 oignon
1 boîte de tomates pelées et épépinées
1 citron
50g de farine
1 gousse d’ail
2 feuilles de laurier
Huile d’olive, sel, poivre

Pour réussir mon osso bucco :

Je commence  en farinant mes morceaux de viande généreusement. Je fais chauffer l’huile dans une grande sauteuse et fais revenir mes morceaux de viande jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés sur chaque face (environ 10 minutes). Je les sale et poivre puis je les retire de la sauteuse.

DSC_0704Pendant ce temps, je pèle mes légumes, les détaille en morceaux et les hache finement au robot pour faire un sofritto, c’est à dire la base de ma sauce tomate.

Je verse à nouveau un peu d’huile d’olive dans ma sauteuse et je fais revenir pendant 10 minutes mon sofritto. Je dépose ensuite mes morceaux de viande par dessus, je recouvre avec les tomates pelées et épépinées que j’aurais pris soin de découper en gros morceaux.J’ajoute également ma gousse d’ail pelée et le laurier. Je couvre avec un couvercle et je laisse mijoter une bonne heure.

La viande est cuite lorsque les morceaux commencent à se détacher de l’os. Au moment de servir, j’ajoute un jet de citron frais et je parsème de zestes de citron.

Je sers avec des spaghetti, linguine ou tagliatelles al dente, et quelques copeaux de parmesan.

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