C’est la saison ! Clafoutis de pêches de vigne

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L’automne est là, et jusqu’à présent dans ma vie c’était la saison des pommes, des premières courges et des champignons. Sauf que depuis peu, j’ai un jardin et dans ce jardin poussent de belles pêches de vignes – parmi d’autres réjouissances (les noisettes par exemple dont je vous reparlerai bientôt si j’arrive à en refaire une recette avant qu’elles ne soient toutes grignotées par mes petits écureuils).

Les pêches de vignes, c’est un peu l’orange sanguine de la pêche : un peu plus acide, un peu plus dure et surtout très colorée

Regardez-moi ces couleurs ! Un vrai festival d’automne !dsc_0406

Alors à manger crues comme ça, c’est un peu particulier. Du coup je me suis lancée dans la réalisation d’un clafoutis pour voir ce que ça donne une fois cuites. Résultat, un excellent dessert au goût acidulé assez original, et quand on le sert avec une grosse cuillère de crème fraiche de la ferme…

Pour un beau clafoutis de pêches de vignes bien garni : 

Je ramasse 5-6 pêches de vigne bien mûres
100g de bonne crème fraiche épaisse (je garde de côté le reste du pot pour servir avec)
50g de sucre à la vanille
50g de sucre normal
100ml de lait
60g de farine
4 aoeufs
40g de poudre d’amandes
une pincée de sel

Pour réussir ce parfait dessert d’automne : 

Je fais préchauffer mon four à 200°C en chaleur traditionnelle

Je mélange au fouet les oeufs et les sucres. Si je n’ai pas de sucre à la vanille, je peux utiliser du sucre normal et ajouter un cuillère à café d’extrait de vanille liquide.

J’ajoute la farine et la poudre d’amandes et je mélange bien.

Je finis en versant le lait doucement et la crème, et une pincée de sel. Je laisse reposer mon mélange.

Pendant ce temps, je mets à bouillir une casserole d’eau pour y tremper mes pêches de vignes et faciliter l’épluchage. J’enlève le noyau et les coupe en gros quartiers.

Je beurre un plat et verse dans le fond un petit peu de sucre et de poudre dsc_0414
d’amandes, pour faciliter le démoulage et absorber l’excédent de jus des pêches.

Je dépôse mes quartiers de pêche puis enfourne pour 35 à 40 minutes, jusqu’à ce que mon clafoutis soit bien gonflé et bien doré sur le dessus.

Pour le service, j’ajoute une grosse cuillère de crème fraiche (je peux aussi faire un mélange crème mascarpone avec un peu de sucre si vraiment je veux me la jouer dessert gourmand !)

Vu le résultat, ça me donne une raison de plus d’apprécier cette belle saison qu’est l’automne !

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Cuisses de grenouilles traditionnelles

DSC_0887Finalement, je n’ai pas pu attendre : la vidéo de Christophe Marguin publiée sur le site Coz  et présentant la recette de cuisses de grenouilles traditionnelles de sa grand-mère m’a fait craqué. Et ce matin, avant de partir travailler, j’ai mis les quelques cuisses de grenouilles que j’avais au congèlateur à décongeler au frigo pour en faire à l’apéro ce soir.

Ce n’est pas la première fois que je me lance dans les grenouilles mais jusqu’à présent, je n’ai jamais réussi à obtenir le craquant que l’on retrouve dans les grenouilles des bons restaurants des Dombes ou des bords de Saône. Mais je crois qu’avec ette vidéo, j’ai percé le secret de la bonne grenouille !

Idéalement, il faudrait prendre des grenouilles fraîches bien sûr, mais je trouve qu’elles sont très chère et en faisant décongeler lentement les cuisses de grenouilles congelés, on arrive quand même à de bons résultats.

J’ai pris dans mon frigo et mon placard : 

15 cuisses de grenouilles décongelées
environ 125g de beurre
2 cuillères à soupe de persillade fraiche (ail et persil haché finement)
un bol de farine
du sel
du poivre
Pour réussir mes cuisses de grenouilles :

Je crois que vous l’aurez compris, le secret des bonnes cuisses de grenouilles croustillantes, c’est la quantité de beurre utilisée.

Une demi plaquette pour 15 grenouilles, il faut bien ça !

En effet, en faisant fondre une grosse quantité de beurre, et en faisant frémir les grenouilles dedans, cela permet de les faire dorer et confire en même temps : elles ne deviennent ni molles, ni sèches, juste parfaites.

Bref, dans une grande poêle, je fais fondre à feu moyen à vif mon beurre jusqu’à ce qu’il forme des grosses bulles. A ce moment, je trempe dans le bol de farine mes cuisses de grenouilles les unes après les autres pour les recouvrir entièrement et les dépose dans ma poêle.

Surtout, je ne les touche plus pendant 4 à 5 minutes, quitte à baisser le feu sinon la croûte de farine s’enlève de la cuisse de grenouille et adieu le croustillantDSC_0886

Pendant ce temps, je les sale et poivre généreusement.

Au bout de  4 à 5 minutes, je les retourne délicatement une à une et je les fais à nouveau cuire 3 à 4 minutes. Je baisse le feu si je vois que le beurre commence à foncer un peu trop : ce serait dommage de le brûler.

Une minute avant la fin de la cuisson, je dépose la persillade sur le dessus de mes grenouilles. Je les dispose ensuite dans mon plat de service et les recouvre de quelques cuillères du reste de beurre de cuisson.

Et bien sûr je sers immédiatement pour les déguster bien chaudes et profiter de leur croustillant !

La prochaine fois, il faudra quand même que j’essaie avec une quantité plus importante, parce qu’avec seulement 15 grenouilles, j’ai trouvé que c’était plutôt facile de gérer la cuisson. Quand il s’agit d’en faire un vrai plat, une montagne quoi, c’est une autre histoire !

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Petits fromages marinés aux herbes

DSC_0808Ce matin au marché, la fromagère avait des petits séchons de vache, avec une belle croûte bien sèche et un coeur bien tendre. En me faisant l’article de ses petits séchons, elle m’a livré sa recette de petits fromages marinés aux herbes, que je me suis empressée de préparer en rentrant ce soir. Cette recette qui sent bon les apéros d’été sera parfaite après 15 jours de repos au frais.

Je prends dans mon frigo et mon placard

1 séchon de vache bien affiné
20cl d’huile d’olive
1 petite branche de romarin
quelques brins de thym
1 gousse d’ail
2 ou 3 baies de genière (facultatif)
1 pot hermétique

Pour réussir mes petits fromages marinés aux herbes DSC_0806

Je détaille mon fromage en petits morceaux et les dépose dans mon pot hermétique, et préalablement bien nettoyé. J’ajoute les herbes, la gousse d’ail coupée en deux et dégermée et les baies de genièvre. Je recouvre ensuite entièrement d’huile d’olive. Je ferme mon pot et je le conserve au frais pendant 15 jours avant dégustation.

On peut en préparer des quantités importantes, la fromagère m’ayant indiqué que les fromages ainsi marinés se conservaient jusqu’à 3 mois !

Je ne connais pas le résultat de cette recette, mais je vous donne rendezvous dans 15 jours pour mes impressions ! Il m’est avis que ce sera plutôt pas mal !

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Pad Thaï express au poulet

DSC_0301Le Pad Thaï est un plat de nouilles d’origine asiatique (je dirais même très certainement thaïlandaise) qui se caractérise par une sauce à base d’oeuf, sauce nunc-mam (au poisson) et sa garniture de cacahuètes. Dit comme cela, ça ne parait pas très encourageant mais en fait ça donne une sauce onctueuse, nourrissante et le croquant des cacahuètes ajoute une petite touche sympa tant au goût qu’à la texture.

En plus c’est prêt en 15 minutes

Généralement, le pad thaï est garni de crevettes, ou de tofu frit. N’ayant ni l’un ni l’autre à disposition, j’a utilisé un blanc de poulet : ça marche aussi !

Je prends dans mon frigo et mon placard : 

1 portion de nouilles de riz plates
1 blanc de poulet
1 oeuf
2 cuillères à soupe de sauc nuoc mam
1 demi citron vert
1 pincée de basilic thai (ou normal)
1 gousse d’ail
1 cuillère à soupe de cacahuète grillées, salées et hachées
huile végétale
sel et poivre
pâte d’ail au gingembre
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oriandre en feuille (fraîche ou congelée)

La liste des ingrédients est plutôt simplifiée par rapport à la véritable recette mais soyaons réalistes un peu : tout le monde n’a pas toujours dans son frigo et son placard – en plus de tous ces ingrédients, des crevettes séchées (oui !), des oignons frais, du piment etc…

Pour réussir mon pad thai express : 

Je fais cuire les nouilles de riz selon les instructions du paquet (4 minutes dans l’eau bouillante) et je réserve.

Je découpe en lamelles fines mon poulet. Je fais chauffer une bonne quantité d’huile dans mon wok et je fais frire mon poulet en retournant les morceaux seulement quand ils sont bien grillés sur la première face : le croquant de la viande sera appréciable ! Je sale et poivre.

Pendant ce temps, je verse dans un verre mon oeuf, la sauce nuoc-mam, le basilic et je fouette le mélange à la fourchette.

Lorsque mon poulet est cuit, je le dépose sur une assiette et je vide l’excédent d’huile. Je verse dans mon wok la gousse d’ail écrasée, les cacahuètes hachées, la pate d’ail au gingembre et je remets sur le feu. Je verse ensuite ma sauce à l’oeuf, je sors mon wok du feu pour que l’oeuf ne cuise pas trop et je remets mes nouilles. Je mélange et fais chauffer 130 secondes maxi pour réchauffer un peu les nouilles. J’ajoute enfin les blancs de poulet et le jus de citron vert et je sers.

Malgré l’apparence, ce plat n’est pas du tout sec : il faut juste bien veiller à ne pas trop cuire l’oeuf

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Concevoir une nouvelle cuisine, quelle galère !

DSC_0312Je ne suis pas très assidue sur le blog parce que je passe mon temps sur un nouveau projet en ce moment  : concevoir la nouvelle cuisine de ma nouvelle maison à côté de mon nouveau lieu de travail… tout un programme !

J’ai décidé que cette fois je ne pourrais pas passer par Ikea parce que :

1. les nouvelles façade ne sont pas très belles
2. les caissons par multiple de 20 cm ne sont pas assez modulables
3. dans ma maison actuelle, j’ai une cuisine faite par un artisan qui est très fonctionnelle malgré le peu de surface de la pièce.

Je me suis donc aventurée à passer par la case cuisiniste : Darty, Mobalpa, Schmidt, So Cooc, Cuisinella et même Richardson (oui, ils font des cuisines aussi maintenant). Compte tenu du temps que durent les rendez-vous à chaque fois (2 à 3h quand même), j’ai vite restreint mon choix à 2 « finalistes » car oui, c’est une vrai compétition, et un vrai projet pour obtenir des configurations de cuisines comparables de la part plusieurs magasins différents.

C’est aussi parfois une véritable comédie, quand on se retrouve confronté au mauvais vendeur, qui tire des ficelles grosses comme lui, qui veut absolument te faire signer un bon de commande alors que ta maison n’est pas achetée parce que c’est le dernier jour de la promo nationale, qui te fais une démonstration qualité comme un show à l’américaine, avec enlèvement des façades de tiroir en un clic

« Oui, madame, en un clic ! Imaginez comme c’est désormais simple avec nous d’enlever la petite miette de pain coincée au fond du tiroir ! Un clic, et hop, l’affaire est réglée »,

…qui t’empêche même d’augmenter le budget ou qui te le fais remarquer avec condescendance et à chaque instant si tu as le malheur de choisir un robinet un peu plus cher et plus joli que le truc immonde qu’il te propose

« Aah, c’est que madame a des goûts luxes avec son robinet, attention au budget à la fin, attention ! »

Bref, il ne manquait plus que je le vois partir du magasin au volant de sa BX break bordeaux métallisé, avec son costard noir sans tenue, et sa chemise grise « toucher peau de pêche » pour compléter le portrait du Jean-Claude Convenant de la cuisine. Au moins, on a bien rigolé !!!

Chez les cuisinistes, il y a plusieurs écoles :

Et il y a celui qui prend les cotes de ta pièce, qui te montre ses cuisines modèles en magasin et qui bidouille devant toi son logiciel d’aménagement de cuisine. L’avantage c’est que tu repars à la fin du rendez-vous avec un projet défini et chiffré : il faut juste venir avec ses idées, et une bonne connaissance de tes besoins parce que côté ergonomie, design et fonctionnalité de la cuisine, tu n’auras aucun conseil. Mais au moins tu es fixée en repartant.

Il y a  celui qui te parle projet, mode de vie, qui te demande comment tu cuisines, combien vous êtes dans la famille, pour cerner un peu ta personnalité et pouvoir te concevoir LE projet d’aménagement qui correspond tellement bien à tes besoins qu’il ne peut pas le faire pendant le rendez-vous mais pour la prochaine fois que vous vous verrez. Au risque bien entendu que ton projet ait changé entre-temps (parce que par exemple tu as rencontré d’autres cuisinistes qui t’ont proposé leurs projets, eux,  parce que tes copines t’ont donné leur avis, parce que tu bidouilles sur Skechup pour voir ce que ça donne) ou que tu préfères le projet d’un concurrent et que tu leur poses un lapin.

Et il y a bien sûr le Jean-Claude Convenant de la cuisine qui te fais tout son speech sur l’importance d’avoir un projet qui corresponde à ton budget, parce que ce qui est important pour lui c’est pas de te proposer la cuisine de tes rêves, mais la cuisine que tu peux te payer. Qui commence à te dessiner le plan sur son petit cahier à dessin pour s’assurer que cela corresponde bien à tes attentes mais qui là encore te donne un deuxième rendez-vous pour te présenter le projet et le chiffrage, et qui au passage insiste sur le fait que les casserolier, c’est cher quand même : il faut pas trop en mettre et qui au final t’appelle la veille du rendez-vous pour te dire que malheureusement la façade sur laquelle tu avais flashé en magasin (« Ah bon? ») ne se fait plus et te demande s’il peut quand même te présenter le projet avec un autre ton de bois….

Bref, après 2 mois de démarches et rendez-vous en tous genres (je crois qu’au total j’en suis à 8), et je n’ai ni chiffrage, ni plan définitif, ni bien entendu fait mon choix entre les deux solutions que je préfère  finalement : chez Darty, parce que le rapport qualité-prix a l’air d’être le plus équilibré (et la vendeuse est plutôt sympathique et à l’écoute), ou chez Schmidt, parce que leurs cuisines sont plutôt belles et qu’on a un bon conseil…

Affaire à suivre !

Et vous, vous avez déjà eu à aménager votre cuisine ?

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